FILMS


Alain Boeuf | Pierre-Adrien Charpy
Le mur de la Dauphine
Prise de vue, prise de son, montage et réalisation : Alain Boeuf | Musique originale et mixage : Pierre-Adrien Charpy | Production Mocco | Matériel tournage : Roland Cottet | Promotion et diffusion : Alain Barlatier | Remerciements : Ferial Khoury-Bec, Philippe, Ronéan, Gwénaël & Faustin Bec
Une production Da Pacem

Voilà maintenant soixante-dix ans que Jean Bec a déposé les armes, ses armes de résistant communiste, sur le plateau de Valensole où il vivait et où il a combattu l’envahisseur allemand pendant la seconde guerre mondiale. Déposées? Peut-être. Mais rendues? Ah ça non! « La révolution sur le mode bolchévique viendra après la libération, il faudra être prêt! » disait-il. Mais les choses ne se sont pas déroulées ainsi. Depuis deux générations, telle est l’histoire qu’on se raconte le soir près du feu. Mais dix ans après son décès, une énigme n’a toujours pas été résolue : où a-t-il caché ses armes? Philippe, son petit fils, est depuis revenu vivre dans ce lieu, le mas de la Dauphine. Il soupçonne son aïeul d’avoir dissimulé son armement dans un bâtiment annexe, dans l’ancien four à pain condamné par un mur de parpaings et de briques. Le temps d’un week-end, il est bien décidé, avec sa femme Ferial et leurs trois enfants, à casser ce mur qui les sépare de la vérité historique, et ainsi, peut-être, à mettre fin à une légende familiale. Plus largement, c’est l’occasion de s’interroger sur ce que sont l’Histoire, l’appartenance à un territoire ou à un lieu, la transmission des valeurs d’une génération à l’autre, l’héritage familial… Plus prosaïquement, chacun est en droit de fantasmer sur ce qu’il y a derrière ce mur. Un trésor? Un cadavre de soldat allemand? Un tableau de Picasso? Les fameuses armes? Rien du tout (ce que chacun redoute en secret…)? Ce mur à casser devient rapidement un enjeu symbolique. La double origine palestinienne et allemande de Ferial est marquée par l’édification d’un mur. Cet héritage vient télescoper l’histoire de Jean Bec. Côté maternel, le mur de Berlin, devenu le symbole historique d’un peuple divisé. Côté paternel, le mur de séparation de deux peuples antagonistes, sur un territoire d’où sa famille a été chassée en 1948, puis contrainte de se réfugier en Jordanie. Comme enfermée dehors. Pour elle, le mas de la Dauphine est avant tout l’occasion d’un nouveau départ. C’est une question de réensemencement familial et écologique, loin du conflit de ses parents et des souffrances paysannes de l’époque de Jean Bec. Faut-il casser les murs pour recommencer une histoire, « pour transformer un lieu de souffrance en un lieu de plaisir » comme elle le dit? Faut-il au contraire ne rien toucher de ce qui ne nous appartient pas, comme le pense Gwenaël, un de ses fils? Plus les parpaings du mur de la Dauphine s’écroulent, plus nous nous rapprochons de la résolution du mystère et plus nous plongeons dans l’introspection psychologique et le doute.


BLU-RAY


Kaija Saariaho | Jean-Baptiste Barrière
Ekstasis
Aliisa Neige Barrière | Camilla Hoitenga | Raphaële Kennedy | Conception et réalisation des images, mixages électronique et final, réalisation de l’informatique musicale : Jean-Baptiste Barrière | Traitements vidéos : Pierre-Jean Bouyer et François Galard | Prises de vue, montage et étalonnage : Isabelle Barrière | Conception et supervision techniques : Image Auditive | Prise de son, montage, mixage vocal et instrumental : David Lefeber / Metier Productions | Réalisation de l’informatique musicale : Thomas Goepfer | Textes du livret : Didier Lamare | Traductions : Paul Willenbrock | Photographies du digipack et couverture du livret : Jean-Baptiste Barrière | Photographies du livret : Isabelle Françaix | Graphisme : Luc Van de Velde | Interviews menées par Pierre-Adrien Charpy, réalisées par Isabelle Françaix
Blu-Ray + CD AVECypres 02 / CYP2624

Correspondances sensorielles, déplacement de l’imaginaire, renversement des perspectives : c’est à une expérience similaire que vous invite ekstasis, enregistrement musical et objet multimédia construit par le son et l’image autour de six œuvres de Kaija Saariaho et de Jean-Baptiste Barrière. La complémentarité de leurs parcours de créateurs, vivant ensemble et travaillant souvent de même, dessinent l’organisation assez précise du travail présenté dans cet album. Prima la musica, dopo la visione… Les trois œuvres de Kaija Saariaho sont des compositions musicales, des constructions sonores, acoustiques et électroniques, préexistant à la vision qu’en déploie son époux. Les trois pièces de Jean-Baptiste Barrière ont été pensées comme des œuvres multimédias, et d’abord pour le concert visuel, avec des lignes et des rythmes peut-être plus directs, qui laissent ouverts des espaces propres à recevoir les images. L’ objet est à la fois une première et, sinon un bilan, du moins un regard sur vingt ans du travail multimédia mené par Jean-Baptiste Barrière sur la musique, et spécialement autour du concert visuel. Fixée pour la première fois sur un support en haute définition, avec un soin maniaque accordé à l’étalonnage, au montage, aux respirations, la création s’est affranchie des vicissitudes de la scène pour aller s’affronter à d’autres contraintes.
Didier Lamare

Un enivrant Blu-Ray met en images sonores « six concerts visuels » de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho et du compositeur-réalisateur français Jean-Baptiste Barrière.
L’Echo, Stéphane Renard, 2019

Coffret Ekstasis, objet précieux et hors norme.
Un voyage sensoriel qui accompagne une musique qui l’est tout autant.
Le soir, Gaëlle Moury, 2019

[…] Même propension à la confidence intimiste dans les trois œuvres de chaque compositeur. Celles de Saariaho (écrites dans les années 1990) témoignent d’une exceptionnelle qualité de déploiement. Tissage arachnéen pour Nocturne, amplification spatialisée pour NoaNoa et révolutions enchanteresses pour Lonh. Plus récentes (2003-2014), celles de Barrière (le virevoltant Crossing the Blind Forest, l’envoûtant Violance et le pénétrant Ekstasis) révèlent un goût pour la projection du geste vocal ou instrumental qui, avant même de visionner le Blu-ray couplé au CD (même programme, avec images), assure que le musicien se double d’un authentique metteur en scène.
Le Monde, Pierre Gervasoni, 2019

Trois musiciennes complices sont ici réunies : la flûtiste Camilla Hoitenga, fidèle aux dédales des deux compositeurs; la violoniste Aliisa Neige Barrière, leur fille, dont la présence physique et musicale diffuse un enchantement vénéneux; la soprano Raphaële Kennedy, dans une incarnation à la pointe d’argent qui impose à notre avis les versions de référence des deux pièces vocales.
L. L., 2019

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CD


Pierre-Adrien Charpy
Sillages
Raphaële Kennedy | Duo Anthony Leroy & Sandra Moubarak | Thomas Keck | Marylise Florid | Anaïs Gaudemard | Solistes XXI, direction Rachid Safir | Moussa Héma | DA PACEM : Sylvie Moquet, Yannick Varlet, Pierre-Adrien Charpy | Prise de son, montage, mixage : David Lefeber / Metier Productions | Textes du livret : Didier Lamare | Traductions : Paul Willenbrock | Photographies : Isabelle Françaix | Graphisme : Luc Van de Velde
Coffret 2 CD AVECypres 01 / CYP2623

Certaines musiques s’écoutent au poinçon, d’autres s’entendent à la fresque. Les pièces réunies sur le premier volume de cet enregistrement appartiennent à l’orfèvrerie du compositeur, ses gravures à l’eau forte, ses petits formats à l’éclaboussure d’aquarelle ou à l’empâtement décidé de la brosse. Le second déploie d’une traite une œuvre-concert qui relève, elle, du panorama saisi dans le plâtre frais, du voyage presque hallucinatoire, où il n’est pas interdit de danser non plus que de méditer. Cette heure de musiques enchaînées, baroques, contemporaines, traditionnelles, constitue une ouverture inédite sur la musique de notre temps, où pourront se faufiler certains qui jamais n’y seraient venus autrement.
Didier Lamare

C’est une musique organique et multiple, parcourue de strates visibles et de crevasses insoupçonnées, animée de courants de surface et de flux souterrains. […] Sa musique est d’aujourd’hui, ni moderne, ni post-moderne – une musique de mer souvent, d’espaces toujours, de zoom et de grand-angle, de sensations, d’émotions. Et son écriture libérée des dogmes […].
Didier Lamare, 2017

L’album est une réussite sur le plan visuel – signé Isabelle Françaix pour les photos et Luc Van de Velde pour la conception graphique – , et tout autant sur le plan littéraire, grâce aux textes captivants (et non dénués d’humour) de Didier Lamare, qui guide le lecteur à travers un programme […] d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles. Au coeur de l’affaire, le Français Pierre-Adrien Charpy, […] compositeur prolifique, imaginatif et libre, dont chaque oeuvre ici présentée est le fruit d’une alliance et, partant, d’une inspiration particulières. En tête desquelles, celles qui l’unissent à sa compagne […] la soprano Raphaële Kennedy.
La Libre Culture, Martine D. Mergeay, 2017

Au commencement, une longue et sinueuse mélodie pour la voix de Raphaële Kennedy […]! C’est l’abandon des corps qu’on entend, au fil du souffle sensuel de la soprano, de l’obstination des rythmes, de la suspension des percussions scintillantes, du ressac de la mer… […] vaste monde sonore imaginé, entre 2001 et 2015, par un compositeur autant incontournable que talentueux […]! On découvre dans « Sillages » des dialogues sonores mêlant des textures traditionnelles à l’électronique, invitations au voyage vers des contrées autant familières qu’inouïes […]. Des pièces métissées qui reflètent l’ouverture aux mondes historiques, géographiques et stylistiques de Pierre-Adrien Charpy, empreintes de sensualité, de lumière, animées, puissantes et voluptueuses.
Zibeline, Jacques Freschel, 2017

Pierre-Adrien Charpy, […] échappé des chapelles, [est] concentré sur l’essentiel : respirer, ressentir, transmettre. Marseillais, il est un musicien solaire et maritime. Les photographies illustrant le coffret témoignent de cet univers d’eaux profondes et de lumières irisées qu’il est aisé de repérer dans la plupart de ses pièces. Intellectuel, c’est-à-dire que le savoir chez lui n’est pas une honte, parfois mystique, il utilise discrètement dans son travail les strates accumulées de la culture occidentale […].
Lionel Lestang, 2017

Chez le compositeur Pierre-Adrien Charpy, il y a […] toute une mémoire de la musique qui affleure […] : c’est la densité même d’une riche couche sonore nourrie en profondeur d’un passé dans le présent de la modernité.
Le blog-note de Benito sur radio dialogue RCF, Benito Pelegrín, 2017

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Dietrich Buxtehude
Une alchimie musicale
Raphaële Kennedy | DA PACEM : Virginie Descharmes, Stéphanie Paulet, Sylvie Moquet, Marc Wolff, Yannick Varlet, Pierre-Adrien Charpy | Prise de son, montage, mixage : Jean Gauthier
K617

Comment résister au plaisir d’explorer l’univers de cet immense musicien?
Véritable passeur entre les styles et les époques, il a réalisé une synthèse époustouflante des traditions polyphonique, numérique et rhétorique de ses prédécesseurs, avec une poésie très personnelle, en proposant des architectures d’une ampleur alors inconnue, le tout agrémenté d’une grande tendresse, en prenant soin que sa musique soit accessible à tous, du spécialiste au néophyte. Ce n’est pas sans raison que Bach en a fait son modèle!

O dulcis Jesu (extrait)

Une alchimie musicale parfaite. […] Les interprètes n’ont pas économisé leurs talents qui sont nombreux. Le timbre de Raphaële Kennedy, diaphane et aérien sait s’incarner en de vibrants accents. […] Cette soprano a un sens profond de la déclamation qui fait merveille ici dans cette musique qui s’appuie en permanence sur le texte.
Utmisol, Hubert Stoecklin, 2011

[…] la soprano Raphaële Kennedy se fait exacte complice de la piété buxtehudienne. […][Elle] sait stimuler de l’intérieur le pouvoir des mots, motets latins et allemands confondus. Cependant qu’à la justesse de l’expressivité s’ajoute, chez elle, la virtuosité, non pas conquérante et sûre de ses effets, mais soucieuse de toucher, plutôt que de plaire. Ainsi se dessine le plus fervent des portraits de ce créateur insigne […].
Classica, Roger Tellard, 2011

Buxtehude transmuté. […] Dans ces pièces, le timbre et le phrasé de Raphaële Kennedy font merveille : sa voix parfois éthérée et son chant sans effet ont juste ce qu’il faut pour donner un caractère humain à des plaintes sacrées, avec un Klag-lied final, autrement dit une déploration, qu’elle déroule avec émotion comme une litanie douloureuse qui ne finirait jamais.
Musikzen, Gérard Pangon, 2011

Au service de superbes opus à découvrir, [les instrumentistes] créent un univers subtil, intimiste et poétique pour soutenir et dialoguer avec le très beau timbre de la soprano, suave, aérien et parfaitement maîtrisé.
Zibeline, Frédéric Isoletta, 2011

Le disque assemble avec beaucoup de goût des cantates religieuses pour soprano et des pièces instrumentales. Je les ai écoutées avec enthousiasme de la première à la dernière mesure. C’était la première fois que j’entendais la soprano Raphaële Kennedy et j’ai été tout de suite impressionnée par sa voix claire, présente, qui étincelle dans les aigus et déploie pleinement tout son éclat tout en s’accordant toujours avec l’humilité chrétienne de ces textes religieux. Tout l’ensemble Da Pacem est aussi bon que la soprano. « Da Pacem » signifie « donne la paix », et c’est précisément cela que les musiciens réalisent : aucun ne joue agressivement ni ne se met en avant, mais personne ne se cache non plus. Tous ensemble, travaillant en commun, ils créent une grande densité musicale, c’est-à-dire qu’ils font de la musique d’une manière discrète, fine, pleine d’amour et de tension.
Radio Südwestrundfunk, Doris Blaich, 2011

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André Campra
Motets à une et deux voix
DA PACEM : Raphaële Kennedy, Claire Lefilliâtre, Virginie Descharmes, Pierre-Adrien Charpy | Prise de son, montage, mixage : Franck Jaffrès
Arion

Fédérateur des styles français et italien jusque dans ses plus petits motets, André Campra est l’homme des vocalises jubilatoires, des harmonies subtiles, d’une orchestration colorée et des mélodies raffinées. Dans son Apologie de la musique française, Laugier résumait parfaitement en 1754, l’âme de cette figure marquante du XVIIIème siècle français : Lalande est un artiste qu’on estime davantage, Campra est un séducteur qu’on aime infiniment.
Stéphan Perreau

Salve Regina 

Les deux jeunes solistes […] rivalisent de grâce et d’inspiration : pureté d’émission, beauté des vocalises, intensité et justesse expressives […].
Le Monde de la Musique, Philippe Venturini, 2000

[…] les interprètes […] ont su faire montre de « goût » – et du meilleur…
Télérama, Xavier Lacavalerie, 2000

Raphaële Kennedy s’adjoint les talents de Claire Lefilliâtre pour créer un véritable tourbillon émotionnel.
Classica, Coralie Welcomme, 2000

Both singers have beautiful voices […]. Raphaële Kennedy’s tone is […] perfect, and her subtle use of vibrato adds a bit of spice to the music, without getting in its way.
Classical Music Web, Kirk McElhearn

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Nicolas Bernier
Leçons de Ténèbres du Premier Jour
DA PACEM : Raphaële Kennedy, Emmanuel Jacques, Pierre-Adrien Charpy, Hélène Decarpignies, Edwige Parat, Karine Sérafin | Prise de son, montage, mixage : Jean Gauthier
Champeaux

Nicolas Bernier est incontestablement l’une des figures les plus marquantes de la musique française du début du XVIIIe siècle. Ses Leçons de Ténèbres occupent une place particulière dans son œuvre : outre le fait qu’aucune d’entre elles ne furent publiées, elles sont l’expression d’un art typiquement français chez un compositeur volontiers italianisant.

1ère leçon de Ténèbres du premier jour (extrait)

L’interprétation de ces Leçons ne peut susciter que des éloges : la voix de Raphaële Kennedy est sûre, souple, attentive à la moindre inflexion du texte musical et en parfaite complicité avec le continuo. Son timbre est à la fois clair, homogène et chaleureux.
Répertoire, Michel Lamalle, 1998

Tout est grâce et délicatesse dans la voix douce et claire de Raphaële Kennedy. […] Tout concourt à l’extase […].
Classica, Stéphan Perreau, 1998

Le caractère pieux révélé par la soprano Raphaële Kennedy est prodigieux de simplicité : sans artifice, elle communique, dans une totale abstraction d’elle-même, la souffrance, la tristesse et le doute par des « lamentations musicales » qui touchent au cœur et font mouche. […] Une exaltation qui enivre et ravit […].
Crescendo, Noël Godts, 1998

Raphaële Kennedy [se] montre d’un naturel et d’une précision sans faille […].
Diapason, Jean-luc Macia, 1998

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Crédits photos:
Le mur de la Dauphine©Alain Boeuf
Ekstasis©Jean-Baptiste Barrière
Sillages©Isabelle Françaix