Raphaele Kennedy


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Voix & Orgue

Pierre-Adrien Charpy, Orgue Quentin Blumenroeder
©NoëlGodts


En duo avec
Pierre-Adrien Charpy, orgue Quentin Blumenroeder


Gott, eile zu mir

Au XVIIème siècle, on disait que l’Italie chantait, que l’Allemagne priait et que la France dansait. La production des compositeurs germaniques de cette époque est marquée par cette profonde piété. Ce programme s’articule autour de deux grandes figures de la vie musicale d’Allemagne du Nord : Heinrich Schütz (à Dresden) et Dietrich Buxtehude (à Lübeck). Tous deux ont également un lien avec le Danemark puisque c’est là que se réfugia le premier pendant la guerre de trente ans et de là qu’est originaire la famille du second. Johann-Christoph Bach, dont le talent de compositeur était tel que plusieurs de ses œuvres ont été attribuées à Johann-Sebastian, complète cette présentation.

O beata Virgo

La piété mariale est un élément fondamental de la culture catholique latine.
L’extraordinaire qualité littéraire des textes qui lui sont consacrés depuis l’utilisation du Cantique des Cantiques jusqu’à des créations comme le stabat mater ou les litanies de la Vierge a à travers les siècles fécondé l’imaginaire des compositeurs.
Marie, sûre médiatrice entre les hommes et Dieu, est la femme bénie entre toutes. Elle est nommée fleur des fleurs, source des jardins, et cette reine du ciel est célébrée dans une totale idéalisation:
« Qui est-elle celle qui brille comme l’aurore, lorsqu’elle paraît ?…belle comme la lune, distinguée comme le soleil, elle remplit d’allégresse la terre, les cieux, les mers. »
C’est un amour débordant et sans faille qui s’exprime dans les diverses comparaisons dont elle fait l’objet :
« Que tu es belle, ô mon amie !
Tes yeux sont pareils à ceux des colombes,
Ta chevelure est semblable à un troupeau de chèvres,
Tes joues sont comme des tourterelles,
Ton cou comme des bijoux,
Tes lèvres distillent le fruit d’une ruche,
Le miel et le lait coulent de ta langue,
Ma sœur, ma fiancée, ma bien-aimée ! »

Veni in hortum meum

La musique illustrant ce programme s’appuie directement sur le texte universel et tout à fait à part dans la Bible qu’est le Cantique des Cantiques. Attribué au grand roi Salomon, sage entre les sages, ce grand poème d’amour contient la double signification de l’amour humain et de l’amour mystique.
L’utilisation de l’image du jardin y est présente à plusieurs reprises, notamment dans les 4ème, 5ème, 6ème et 8ème chants. Celui-ci est bien sûr le jardin réel dans lequel s’exprime le printemps renouvelé : « L’hiver enfin s’en est allé, la pluie nous quitte et s’éloigne, les fleurs ont fait leur apparition sur la terre. Le temps de la taille est venu. »
Les végétaux y exhalent un parfum exquis et incomparable, offrant aux amants un paradis pour se retrouver : «…tel un jour de printemps, elle était environnée de roses épanouies et de lys des vallées. »
Cependant il est aussi le jardin intérieur, métaphore de la jouissance sensuelle : « Viens dans mon jardin, ma sœur, mon épouse, mon amie, ma colombe… » ou de la réalisation spirituelle : « Quelle est cette femme qui s’est élevée comme le soleil, splendide comme Jérusalem ? »

 

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Raphaële Kennedy © 2010 • Crédits