Raphaele Kennedy


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Da Pacem

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Henry Purcell : faces of women

5 musiciens : Raphaële Kennedy, soprano ; Sylvie Moquet, dessus et basse de viole ; Marc Wolff, théorbe ; Yannick Varlet, clavecin ; Pierre-Adrien Charpy, orgue.

Astrea, Belvidera, Celia, Cedaria... Toutes les femmes qui habitent la poésie des songs de Purcell sont autant d'images contrastées qui permettent au compositeur de traduire par la musique l'amour précieux, digne prolongement de l'amour courtois au XVIIème siècle. Bien souvent, la femme aimée y est cruelle et dédaigneuse comme dans « Oh ! fair Cedaria » et « Fly swift ye hours » où l'amoureux transi ne parvient pas à vaincre les réticences de celle-ci et implore sa pitié, trouvant néanmoins un certain plaisir aux affres de l'amour. Elle peut être aussi absente comme dans « Since from my dear Astrea's sight », absence à laquelle la mort est préférable. Cependant, la femme aimante connaît également les difficultés de la conquête et les angoisses liées à l'amour. « The fatal hour » et la célèbre plainte « O let me weep » sont à ce propos une magnifique extériorisation du désespoir et de l'impuissance face à la perte de l'homme aimé. Fort heureusement, l'amour partagé trouve aussi sa place dans l'univers de ces songs. On en perçoit l'évidence et l'exaltation sensuelle dans la belle métaphore « If music be the food of love » - expression même du désir - ou dans « Sweeter than roses », description du premier baiser qui a permis à l'amour victorieux de s'épanouir .
En contrepoint de toutes ces historiettes, « The sparrow and the gentle dove », air de circonstance composé pour le mariage de Princess Anne (qui sera plus tard reine) illustre l'événement important qu'était le mariage dans la vie d'une femme. On y fait bien sûr référence à Vénus qui, honorée par les offrandes, assurera le bonheur des époux. Les déesses et personnages mythiques sont d'ailleurs d'autres figures féminines des songs de Purcell : dans « Thrice happy lovers », Junon s'adresse directement aux mortels en encourageant les amants dans la voie de la confiance, de la gentillesse et de la fidélité ; et c'est la reine d'Arcadie, pays du bonheur calme et serein, dont la mort est pleurée dans « Incassum, Lesbia ». Enfin, « The blessed Virgin's expostulation » nous offre un splendide portrait de mère sous les traits de la Sainte Vierge. Alors qu'elle ne sait où il se trouve, celle-ci tremble pour Jésus, son fils et exprime les contradictions de la foi et du doute qui partagent son âme. A cet effet, Purcell choisit un mode d'écriture récitatif qui permet un débit naturel et traduit parfaitement le désarroi d'une mère qui ne peut contrôler ses émotions.
A tous ces visages de femme plus attachants les uns que les autres ici réunis, Purcell rend hommage avec le génie qu'on lui sait. Dans le souci d'utiliser les outils les mieux adaptés à l'épanouissement poétique de ces songs, vous entendrez une prononciation du XVIIème siècle restituée. Comme pour nous, puisse cette musique vous émouvoir !


Marseille l’hebdo, M.-J.L., mars 2007
« Une superbe découverte. La soprano a, non seulement, une voix extrêmement naturelle et facile, elle y met de surcroît son poids de chair. C’est une voix aux inflexions contrastées, tour à tour sensuelle, rieuse, céleste, bouleversante, que servent avec beaucoup d’à-propos les instrumentistes. Vite, un bis. »

La Marseillaise, Michel Egéa, mars 2007
« Un récital qui a été accueilli triomphalement. Car la prestation de Raphaële Kennedy fut de grande qualité. Au delà de la beauté et de l’élasticité naturelle d’une voix toujours bien placée, la jeune femme, qui aurait pu se contenter d’une interprétation éthérée donne une belle consistance à chacune des œuvres, arrivant à faire briller la palette des sentiments. Avec d’autant plus d’aisance qu’elle est accompagnée par un solide quatuor qui magnifient les partitions de Purcell. De la belle ouvrage en vérité. »

La Provence, G.L., mars 2007
« Raphaële Kennedy et l’ensemble Da Pacem ont donné le meilleur de leurs voix et de leurs instruments. A toutes ces femmes (...) la soprano prête sa voix multiple et souple, crie sa joie, berce sa douleur devant l’infidélité ou la séparation. Elle évolue en arabesques claires, vit et module ses textes en une diction parfaite. Autour d'elle, théorbe, clavecin, violes et orgue cisèlent leurs notes, détaillent chaque intention, pétillants ou langoureux. Avec eux on a donc passé un moment de beauté sereine. »

Benito Pelegrin, écrivain, mars 2007
« Visages. D’abord celui de la grâce souriante de Raphaële Kennedy, auréolée de la musique et du sourire gracieux sans gracieuseté de Pierre-adrien Charpy et de son ensemble Da Pacem (...). Attaques délicates, voix comme un archet satiné au legato bien tenu, au vibrato contenu, R. Kennedy ouvre l’arc-en-ciel, l’éventail des affects, sans effet, avec un charme naturel qui se joue des difficultés. Le soubassement de l’orgue du continuo s’éclaire de la lumière du clavecin, de la poussière lumineuse (...) du théorbe, se colore du miel de la basse de viole, et l’harmonieux ensemble baigne la chanteuse d’une onde irisée de musique. »

La liberté, TD., février 2005
« On tombe sous le charme de la parfaite adéquation entre le soprano et la musique de Henry Purcell. Les interprètes ravissent l’âme et l’imaginaire, tandis que la soliste plane de façon presque irréelle. Un moment unique et merveilleux. (...) la complicité entre les instrumentistes est un pur ravissement. Raphaële Kennedy joue sur les affetti, n’hésitant pas à porter sa voix d’une note à l’autre sur les mots évoquant la douleur, ornant la joie avec goût, théâtralisant , ajoutant quelques attaques « en sanglot » sans que l’on tombe dans le chant vériste. Elle nous susurre le célèbre sweeter than roses dans le creux du cœur, nous emplit de joie naïve avec le non moins connu thrice happy lovers pour terminer dans l’apaisement avec l'evening hymn. Da Pacem, musique pour un instant, moment de bonheur raffiné. »

L’impartial, Denise de Ceuninck, février 2005
« Il n’est certainement pas aisé de rendre ces pages par une interprétation aussi subtile. Raphaële Kennedy fait preuve de la plus grande habileté et de profondes affinités avec ce style de musique. Dans cette longue et admirable suite de variations sur l’image de la femme, que de visions contrastées , de l’amour partagé, de l’amour rejeté. Elle met toute la profondeur de ses sentiments dans ses diverses atmosphères. C’est la poésie même, elle distille la grâce et entraîne dans le rêve. »

Le Dauphiné Libéré, juillet 2012
« La musique d'Henry Purcell a enivré l'église Saint-Marcellin.
L'ensemble Da Pacem a naturellement trouvé sa place dans l'église Saint-Marcellin. Pierre-Adrien Charpy à l'orgue, Yannick Varlet au clavecin, Sylvie Moquet et ses deux violes, Marc Wolff et son grand luth ont joué dans une parfaite maîtrise et une grande complicité, en accompagnement de la voix chaude et vibrante de Raphaële Kennedy. »

The sparrow and the gentle dove
de H. Purcell

Concert festival Entre Ciel et Terre 24/07/2012


 

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